mercredi 22 septembre 2021

Kalash – Oula

Le dernier album de KalashDiamond Rock, vient d’être annoncé éligible au disque d’or et pourtant il continue d’envoyer des nouveautés. Oula est l’une d’entre elle et permet d’annoncer la préparation d’un nouvel album dont on se demande si ce titre sera dessus.

Kalash montre encore à quel point il est un artiste complet, à la base son style de prédilection c’est le reggae dancehall, sauf que régulièrement il nous montre qu’il sait tout faire. Il y a quelques mois il avait choqué la toile en postant un freestyle sur de la drill et là il nous surprend encore. Si on doit résumer Oula, c’est un son, trois changements d’instru dont un beat reggeaton, le refrain clin d’œil au groupe Kassav et le final en apogée avec du Kompa. Lorsqu’un titre nous surprend, cela participe à l’appréciation que l’on peut avoir. Ici c’est clairement un facteur qui fait que l’on aime le titre produit par Yannis Wade (Djadja&Dinaz / RK). On est épaté devant le changement d’ambiance et la capacité de Kalash à se caler sur les trois instru tout en gardant la cohérence d’écouter la même chanson. 

L’artiste a choisi de faire référence à l’une des chansons phares de Kassav, Ou lé, car il est aussi héritier de leur musique. Kassav est le premier groupe français le plus écouté dans le monde et ce malgré le fait qu’ils chantent en créole montrant une volonté anti colonialiste. Ils ont popularisé le zouk dans le monde lui rendant ses lettres de noblesses et apportant une lumière sur les Antilles. C’est un héritage que poursuit Kalash qui adresse des messages indépendantistes et anti colonialistes et qui utilise le créole (exemple : Ghetto Life). 

En ce qui concerne l’utilisation du Kompa c’est dans cette même veine, en effet, le kompa a donné naissance au zouk et participe à la culture haïtienne. Cette musique est née dans les années 50 en mélangeant les traditions haïtiennes avec le merengue venu de République dominicaine et le calypso des Antilles anglaises.

La chaleur qu’il apporte dans les différents thèmes ne se ressent pas dans le clip de The Only G, qui était à la réalisation de son précédent clip Donner. En effet, on est plongé dans un univers et une esthétique froide, tout est blanc et bleu. Les paysages oscillent entre montagne et mer, on voit la neige tomber et tout est glacé. Si on a froid en regardant la vidéo, cela contraste avec la voix de Kalash qui réchauffe l’instru.

En ce moment même, l’artiste est à Dubaï en train de préparer son nouvel album. On lui souhaite alors bon courage, de grosses et belles inspirations et pleins de good vibes pour nous faire kiffer.