Koba signe son retour avec le clip Four réalisé par la boite de prod Hustler game, qui est également l’auteur du clip Matin de Maes et Koba dans un thème similaire. Dans ce clip en noir et blanc on y voit la vie d’un Hustler qui est une personne acquérant de l’argent par des moyens peu recommandables. Ces moyens dont Koba fait régulièrement état dans ses chansons vous les connaissez bien, il s’agit de détailler de la drogue dans la zone du four qui en est le point de vente.

On peut souligner que la promo de Koba est très travaillée car les images de promotions du clip et du son qu’il a publié sur instagram sont différentes de celui-ci. En effet, sur les images de son IG on y voit ce qui pourrait être un épisode d’enquête d’action avec des images d’illustration de vendeurs en plein charbon avec les visages floutés et une voix off assez grave qui explique ce qui se passe.

Dans le clip pas de voix off, dès les 5 premières secondes le ton est donné par la rapide succession d’images, on y voit des grands ensembles d’immeubles de Garges les Gonesse (95), des jeunes qui font des wheeling (roues arrière), une caravane qui semble être le lieu de la préparation où se trouve la drogue, un pitbull et enfin la scène d’une intervention policière.  On peut noter qu’à proximité de la drogue on aperçoit des balles servant au 9 mm disposées de telle sorte qu’il y est écrit KOBA. Le clip met également en valeur le beat de Layte Beats en accélérant les images en fonction de celui-ci qui est très cadencé comme le son R44 du même beatmaker.

Sur plusieurs plans Koba se retrouve dans un recoin ou sont tagués des mots clés sur le mur, on peut voir écrit Evry, FDP, Keuf, Thaîlande, Garges les Gonesse, four, millions, litron, CDG, France, disque d’or, séquestre, Koba, Rolex, 95/91 etc… Ses mots permettent de faire la transition dans le clip lorsqu’il les emplois dans le son. Dans le refrain Koba utilise l’antithèse par rapport au four, car c’est un endroit où il a chaud car il a peur de se faire cramer par les flics mais où il a froid lors des descentes de ceux-ci.  Il y a également des plans de Koba en studio ou de la console sur laquelle le son est travaillé, peut être que c’est une manière de nous montrer que cette vie de Hustler ce n’est que de la musique et non plus son quotidien. En effet, sans cesse il fait des parallèles entre son ancienne vie lorsqu’il parcourait toute la France en train la drogue plein les poches et maintenant alors qu’il va en Thaïlande en 1ère classe habillé en haute couture. Malgré tout cela il réitère qu’il n’a pas changé, il traine toujours au niveau de la barrière du parc aux lièvres à fumer des joints avec ses potes. La vie d’artiste il ne l’avait pas prévue au départ ni même souhaitée mais a fini par se prendre au jeu et maintenant il veut exceller « A la base tout ça, c’était pas pour nous Mais bon, on refuse pas les cadeaux Le disque d’or, le même en platine [..] ».

Le disque d’or, de platine c’est tout ce qu’on peut lui souhaiter mais à l’allure avec laquelle sa carrière va on n’est plus à même d’en douter.