samedi 31 octobre 2020

Lacrim – Végéta

Devenir rédacteur chez Rapunchline

T'as l'âme d'un journaliste, t'es super motivé et tu t'y connais bien en musique urbaine ? Si tu penses avoir toutes ces qualités, contacte-nous par mail pour rejoindre notre équipe de bénévoles.

C’est dit, « RIPRO 4«  sera le dernier volet de la série. L’histoire de « RIPRO » commence au milieu des années 2010′. Après un passage en prison, le rappeur de Chevilly-La-Rue signe chez Def Jam, puis enchaîne un disque d’or en 10 jours avec « Corleone« . La Trap en est encore à ses balbutiements. Elle trouve un porte voix dans ce rappeur déjà acclamé pour son énergie et son flow aride sur les terres du freestyles. Les années passent, Lacrim alterne entre sortie d’album, et sortie de mixtape « RIPRO« .

Le rappeur se sépare de Def Jam, fonde plata o plomo, enchaîne sur son album international « Lacrim » et annonce ensuite la dernière mixtape « RIPRO« . Une mixtape avec 14 titres dont une bonne dizaine de featurings qui représente peut être tout ce qui a marqué Lacrim. Excepté son featuring avec Soso Maness sur « Allez Nique Ta mère« . Chacun des titres de son nom porte un nom propre. Mais qu’est ce qui rapproche « Végéta » et « Eric Cantona« . Peut être le parcours de Lacrim. A quelques heures de la dernière track posé sur l’édifice « RIPRO« , le rappeur dévoile « Végéta » par surprise.

« Végéta » c’est l’ennemi intime de San Goku dans DBZ. Un personnage ambivalent qui le suit partout comme son ombre, combat avec lui mais ne manque jamais une occasion de se battre contre lui. Avec un titre pareil, rempli de paradoxe, Lacrim rend l’un de ses morceaux les plus intimistes depuis le titre « J’ai Mal » extrait de « RIPRO 2« . Ce « Végéta » est une véritable carte de visite tout à fait conforme au tempérament du rappeur ni trop doux ni trop violent. Il n’y a que Lacrim qui peut faire un titre intimise et violent, il faut avoir une vie bien remplie pour la raconter en égotrip et en punchline.

A la production instrumentale, on trouve trois ténors : Chapo, Heizenberg, Ken&Ryu. Le premier a déjà produit « Jacques Chirac » et il côtoie les plus grands de Young Thug à Migos et Drake. Le second collabore avec Damso et Jok’Air. Le dernier, un duo de beatmaker est un pur produit de chez Lacrim, et a pas mal placé sur « RIPRO 4« . La prod’ porte en elle une ambiance angoissante imposée par quelques notes de piano, quant à la rythmique elle rappelle à tous que le boom bap a fait son temps.

Huslter Game est à la réalisation. Entre les street clip de quartier, et sa version premium comme ce défilé au milieu des grattes ciels, ponctué par les apparitions de ce majestueux tigre blanc, la boite du 93 a fait sa place. Le clip est aussi majestueux que le bal final de Lacrim habillé de noir et de blanc comme le tigre, symbole de son esprit rebelle, qu’il essaie de définir dans cet opus aussi intimiste qu’explosif.