Orelsan – L’odeur de l’essence

Orel­san : Fin de « Civi­li­sa­tion » ? – Après un disque de dia­mant pour « La fête est finie », le rap­peur se lance dans le défi « Civi­li­sa­tion » qui sera dis­po­nible le 19 novembre pro­chain. Le pre­mier extrait de son album, « L’o­deur de l’es­sence » vient d’être publié sur You­tube. Et c’est sans doute le titre le plus enga­gé d’Orel­san. Le rap­peur de Caen met son humour et son verbe au ser­vice de la dénon­cia­tion lucide d’un monde qui s’é­croule. Avec un titre qua­si homo­nyme d’un clas­sique de NTM (« Odeur de souffre »), l’ar­tiste se lance dans un pam­phlet magni­fique sans doute plus cru, plus réa­liste, que n’im­porte quel débat de télé­vi­sion entre citoyens pre­mière classe qui ima­ginent que le billet du métro pari­sien s’a­chète à « 4 euros » (NKM).  Sans doute, la mon­tée des extrêmes en France, et ce virus apo­ca­lyp­tique ont mis en lumière cer­taines réa­li­tés pour le rappeur.

Orel­san : Comme une odeur de souffre – Sur une ins­tru­men­tale tota­le­ment explo­sive de Skread et Phazz, avec un sample de voix tota­le­ment apo­ca­lyp­tique, Orel­san se bal­lade devant un écran de ciné­ma. Un peu dans le genre d’un Kery James sur un « Hard­core » 2K21, il constate le théo­ries nau­séa­bondes et tota­le­ment ima­gi­naires autour de l’in­sé­cu­ri­té, du grand rem­pla­ce­ment ou parle de la qua­li­té de nos « com­mu­ni­cants poli­tiques » … A la fin du mor­ceau, il évoque l’a­po­gée et la déca­dence des civi­li­sa­tions anciennes. Puis si tout se passe devant un écran dans ce clip signé par David Tomas­zews­ki c’est sans doute car aujourd’­hui tout se passe der­rière un écran tac­tile ou un écran plat.

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