Banlieusards le film écrit par Kery James et co-réalisé avec Leïla Sy s’est invité dans nos foyers le 12 Octobre. Depuis, il squatte littéralement la catégorie des plus gros succès Netflix. Malgré le fait qu’il soit sorti depuis peu de temps, on peut déjà mesurer les retombées tant elles sont positives au vu des commentaires élogieux postés un peu partout par les internautes. Rapunchline a eu l’opportunité de l’interviewer avec Leïla Sy, celle qui gère son image et donc réalise ses clips depuis Le combat continue.

Dans cette interview de seulement 11 minutes on a voulu balayer les différents thèmes traités dans le film et dans la discographie de Kery et les éclaircir un peu plus profondément. On a également voulu en savoir plus sur le tournage qui a duré 5 semaines et demi à Bois-l’Abbé et sur les acteurs.

Dans les différents thèmes on retrouve le thème phare qui est la banlieue, elle se trouve être le décor de cette histoire qui est une histoire de famille dont les protagonistes se tiennent face à leurs responsabilités qu’elles soient individuelles ou étatiques. Elles peuvent conduire à emprunter différents chemins dont celui de l’économie souterraine qui est l’art du banditisme ou celui d’une carrière d’avocat qui est l’art de l’éloquence. Les violences policières sont également évoquées, l’un des grands combats de Kery qu’il prévoit de traiter plus en profondeur dans son prochain film sur la vie d’Amal Bentounsi, dont le frère a été abattu d’une balle dans le dos en 2012 (cf: chanson Amal sur l’album J’rap encore). Face aux détracteurs de la banlieue qui ne l’a connaissent guère, Kery se place en reporter de son propre vécu et il déconstruit tour à tour les préjugés. En ce qui concerne le tournage on apprend comment le choix des acteurs s’est opéré et on comprend alors pourquoi le casting est si vrai et si excellent, dans le jeu d’acteur on salue le personnage de Souleymane Traoré dont la vie n’est finalement pas si éloignée. Leïla nous explique dans l’interview, l’ambiance positive qui émanait du tournage à Bois-l’Abbé et ce qui fait que cela se ressente à l’image. Le lien entre les deux réalisateurs est également très fort et c’est dont va nous parler Kery lorsqu’il va expliquer pourquoi il a choisi Leïla dans cet immense défi.

On regarde ce film comme on regarde une peinture, on y voit ce qu’il y a de plus mauvais mais aussi de plus bon et en s’approchant on aperçoit toute la complexité de ce qui est représenté. Il nous pousse à réfléchir sans jamais donner de réponses toutes faites. Encore une fois on peut saluer leur travail qui met l’art au service de l’engagement politique, social et moral et on vous laisse regarder cette vidéo qui vous en apprendra plus.