Aya Nakamura – La jeune femme est un symbole de réussite. Au delà de son talent musicale, elle incarne tout un renouvellement générationnel plus mixte que le précédent. Beaucoup parmi celles et ceux qui se sentaient aphones ont trouvé en elle une représentante. Forte, indépendante et unique, elle ne cherche pourtant pas à porter le message de qui que ce soit d’autre qu’elle même, mais son exemple de réussite, sa musique ou même encore le champs lexical qu’elle utilise parlent à toute une génération.

The Fader – Le prestigieux magazine américain l’a bien compris. En effet, ils ont décidé d’accorder plusieurs pages de leur dernière édition au jeune phénomène français. On y retrouve un entretien mené d’une main de maître par Christelle Oyiri dans lequel les deux jeunes femmes parlent de musique essentiellement, mais aussi du parcours d’Aya et de la difficulté qu’a pu représenter le fait d’être une jeune femme noire dans une France où les inégalités de représentation touchent aussi le monde de la musique…

Moments choisis.

Sur sa mère Aya déclare :  “En tant que griotte, ma mère participait aux mariages et enterrements, chantait des prières pour les familles des mariés. Pendant quelques minutes, toute l’attention était focalisée sur elle et sa voix (…) Quand j’étais petite je me suis ‘Je n’arriverais jamais à faire ce que ma mère fait’. Elle avait une voix tellement puissante et tellement de présence, et j’étais bien trop timide pour m’imaginer chanter devant une foule…”

Sur son succès : “Je continue de déposer ma fille à la maternelle comme le fait chaque parent. En fait, les gens me prennent au sérieux maintenant”

Son statut de femme noire : “Je ne compte pas du tout me plaindre à propos de ça, mais je ne vais pas mentir non plus, c’était difficile pour moi d’arriver où je suis, et c’est difficile plus généralement quand tu es une femme noire dans cette industrie, c’est tout.”

“On m’a demandé de blanchir ma peau ou de porter des fonds de teint plus clairs pour plaire à un public plus large mais je n’ai absolument pas laissé ça me stopper. Je ne veux pas être une victime.”

Elle est également revenue sur l’épisode de la photo sans maquillage en expliquant la violence de ce moment pour elle, et en affirmant qu’elle allait mieux maintenant. Mais c’est surtout un article intéressant et fondamentalement tourné vers sa musique que nous vous invitons à lire en intégralité (source en bas de page).

 

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@ayanakamura_officiel is flipping France’s rigid rules, beautifully. Link in bio. #GENF Photos @bleumanet, fashion @axla.__

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Source : Article Fader : Aya Nakamura is flipping France’s rigid rules, beautifully. By Christelle Oyiri.