jeudi 6 août 2020

Des rappeurs mis en joug par des policiers après un clip avec des armes factices ! (Vidéo)

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Le rappeur El Mastoche devait fêter la sortie de son titre « La Danse des Commandos » à Strasbourg. Pour se faire, il a fait un clip avec des armes factices et a loué un bateau pour faire le tour de la capitale de l’Est. Pour la promotion de la vidéo, il avait prévu de faire de petites vidéos sur les réseaux sociaux sur le thème « La Danse des Commandos« .

Il n’y a pas beaucoup de rappeurs à l’Est de la France. A une époque de la NAP d’Abd Al Malik, conscient avant l’heure, tentait de faire évoluer les mentalités. Aujourd’hui, Larry fait des siennes avec une technique irréprochable. Donc du côté de Strasbourg, et plus particulièrement l’Ill à hauteur du Café Atlantico, juste, après le pont Saint-Guillaume, les autochtones ont vu débarquer un bateau avec des « individus habillés de treillis et exhibant deux Kalachnikov et un Glock » pour reprendre le DNA. Bon, bien entendu, ils chantaient et dansaient.

Un car de CRS débarque prenant la menace très au sérieux, et contrôle les jeunes assez vigoureusement. Selon toutes vraisemblances, ils ont été mis en joug par les forces de Police. Les jeunes racontent un peu l’étendue des dégâts au DNA.

Selon Gino, un ami du groupe : « Le 26 juin à 11h15, j’ai appelé le 17 pour leur dire que j’allais faire le tour de l’Ill à bateau avec des fausses armes, de l’alcool et des treillis militaires pour fêter la sortie de mon single : “La danse des commandos« . Il poursuit : «  J’ai demandé au policier quelles étaient les démarches à faire. Il m’a répondu que tant que les armes étaient factices et que je ne tirais pas avec des billes, il n’y avait aucune démarche. La police était donc avertie, s’agace El Mastoche, chanteur du groupe. J’ai dit aux policiers d’écouter leur bande et de vérifier. Ils verront bien que j’ai appelé.  «  Ils nous ont dit que c’était illégal d’avoir des armes factices et de se balader habillé en uniforme militaire  »

Les agents de Police un peu ridiculisés par les circonstances burlesques opèrent un contrôle en règle. Remarquant que les armes et les uniformes sont factices, ils libèrent tous les jeunes. Tous ? Non sauf un qui avait acheté son uniforme dans un magasin d’occasion. Comble de l’ironie il a été arrêté. On peut dire que les agents ont été plutôt légalistes.