Avec Romain Gavras qui a sorti “Le Monde est à moi” l’année dernière avec Isabelle Adjani, et et Kim Chapiron (qui a notamment mis en scène le clip “A L’ammoniaque” de PNL), Ladj Ly est l’autre fondateur du collectif Kourtrajme. Au milieu des années 90′, lorsque ces jeunes têtes du ciné montent ce collectif, il est rare de trouver des cinéastes dans les quartiers, la plupart foncent tête baissé dans le Rap.

C’est le film “La Haine” réalisé par Mathieu Kassovitz avec Vincent Cassel (un acteur qui a beaucoup joué dans les courts métrages et quelques longs de Kim Chapiron) qui donnera une impulsion suffisante à ce mouvante. Récompensé en 1995 à Cannes, le film de Kassovitz devient une référence sur l’univers de la cité.

25 ans après “La Haine”, reprenant à son compte le titre du roman de Victor Hugo “Les Misérables”, Ladj Ly se lance lui aussi dans une fresque sur la banlieue. Fini les bons sentiments, le réalisateur met en scène comme dans “La Haine” une confrontation entre les forces de l’ordre et les habitants d’une cité endeuillés par la mort de l’un d’entre eux victimes d’une bavure judiciaire.

15 ans après l’affaire Zyed et Bouna (qui avait enflammé la banlieue), tandis que Assa Traoré se bat toujours devant les tribunaux et dans la rue pour que Justice soit rendu à son frère Adama (victime probable de bavures judiciaire), le film Ladj Li paraît plus que jamais d’actualité.

Le film est soutenu par PNL notamment. Ademo s’est fait un plaisir depuis la montée des marches de partager des photos liés à la promotion de ce film. Il salue notamment les deux acteurs des “clips de PNL” qui ont monté les marches à l’occasion de la projection du film de Ladj Ly.

Le réalisateur assume parfaitement d’avoir suivi sur le thème de son long métrage la voie tracée par Mathieu Kassovitz dans “La Haine”. Mais en 25 ans, est ce les choses ont changé à ce niveau là ?