Polémique – C’est l’affaire qui a secoué la journée, et on risque d’en entendre parler encore longtemps. En effet, Médine vient d’être accusé par la droite et l’extrême-droite française de faire l’apologie de la violence et/ou du terrorisme. Des propos fermement condamnés par le monde du rap et même par des victimes de l’attentat du Bataclan. En effet, ses détracteurs veulent interdire à Médine de se produire dans la salle qui a été le témoin de la violence terroriste il y a trois ans, un triste exemple de la récupération politique de ces événements…

Réaction – Après quelques heures de silence, le rappeur lui-même vient d’exprimer son ressenti concernant cette affaire et le procès qu’on lui fait. Comme à son habitude il sait trouver les mots justes et, contrairement à ceux qui se font ses ennemis, il appelle à l’apaisement demandant uniquement qu’on tente de saisir le message qu’il essaie de transmettre au plus grand nombre par le moyen si pacifique qu’est la musique. Il déclare :

Avant tout, afin de lever toutes ambiguïtés, je renouvelle mes condamnations passées à l’égard des abjects attentats du 13 novembre 2015 et de toutes les attaques terroristes, et assure avec la plus grande sincérité l’ensemble des familles des victimes de mon profond soutien. Voilà 15 ans que je combats toutes formes de radicalisme dans mes albums. Un engagement qui me vaut les foudres de l’extrême-droite et de ses sympathisants, qui n’hésitent pas à détourner le sens de mes chansons ; ceux-là même aujourd’hui qui tentent d’instrumentaliser la douleur des victimes et de leur famille. Désormais notre question est la suivante : "Allons-nous laisser l’extrême droite dicter la programmation de nos salles de concerts voire plus généralement limiter notre liberté d'expression ?"

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