Vin’s est le dernier survivant parmi les héritiers du rap des années 90′. Entre les années 90′ et les années 00′, la génération dorée du Rap français met en valeur l’exception culturelle française. Le rap US dominé par le Gangsta Rap du Wu-Tang Clan, et de Death Row en Californie est moins engagé qu’un rap français qui mise sur la rébellion. Bien entendu de grands classiques comme « Fuck Tha Police » de NWA ou encore des classiques de Public Ennemy portent le vent de la révolte, mais le Rap français est bien une exception.
Plus tard, le mouvement Hip-Hop dans son ensemble prend énormément d’importance. Aujourd’hui la musique urbaine est le genre le plus écouté en France et dans beaucoup d’autres pays. Et cette musique urbaine qui prend des accents de Trap, de Cloud, de Pop Urbaine, de Chanson Urbaine et d’Afro Pop s’uniformise dans tous les pays européens. Vin’s est l’exception qui confirme la règle, c’est le rappeur qui n’a jamais voulu asservir sa plume aux puissances de l’argent.
Déjà il y a quelques mois, le rappeur préparait une série de titres conceptuels basés sur la devise républicaine, « Liberté, Egalité, Fraternité« . On se souvient de cette punchline de Tiers Monde dans son titre « Punch » : « Liberté, Egalité, Fraternité, les menteurs » ou encore celle d’Hugo TSR : « Tous égaux à la naissance, c’est bien joli mais après ? » Vin’s procède de la même manière et passe la France au Scalpel. Il passe autant sur le désordre et les inégalités sociales, que sur cette tendance des médias français à stigmatiser les musulmans se faisant l’écho d’un Youssoupha qui déclarait il y a plus de dix ans : « Et les soldats ricains sont devenus héroïques, le jour où tous les musulmans du monde sont devenus terroristes« .
Avec son titre « Plus c’est gros plus ça passe« , Vin’s se fait désormais le relais de toutes les aberrations de la justice, les abus de la police et les mensonges d’Etat. Sur ces sujets, Vin’s rend un pamphlet plus Trap qu’à l’accoutumée.
