Yoko est un artiste originaire de Sarcelles. Signé chez Morning Glory et distribué par Believe, il fait preuve depuis ses débuts d’une maturité remarquable et d’une solide qualité d’écriture. Son univers oscille entre rap introspectif et récits de vie, avec un goût prononcé pour le storytelling. À travers ses morceaux, Yoko évoque régulièrement son vécu ainsi que les réalités de la rue.
L’artiste fait partie de cette nouvelle génération de talents qui ont rejoint l’écurie Morning Glory de DJ Bellek. Parmi eux figurent notamment Zé, Décimo, Favé ou encore Bag Jeune B. Après avoir accompagné l’ascension puis la transformation artistique de ZKR, Bellek continue de miser sur une nouvelle vague d’artistes prometteurs.
Jusqu’à présent, Yoko a multiplié les singles afin d’illustrer son évolution depuis son arrivée chez Morning Glory. On retrouve notamment Métal Froid, Sativa 2, Sativa 3, Comme d’habitude, Jamel, 95 degrés Pt. 1, By Night, Sofitel, J’arrête pas et Sativa 4. Il vient aujourd’hui de dévoiler « Tant d’années », un titre sombre et mélancolique, à contre-courant des standards estivaux, dans lequel il revient sur son parcours et sur la réalité de son quartier à Sarcelles.
Yoko évoque son vécu dans son single « Tant d’années »
La production du morceau est signée par Bellek, Heer Beats et Sm!le. Patron de Morning Glory, Bellek et son équipe ont l’habitude de s’impliquer activement dans le développement artistique des talents qu’ils accompagnent. Il y a deux ans, dans une interview accordée à Raplume, ZKR soulignait déjà l’importance de Bellek dans sa métamorphose artistique. De son côté, Heer Beats a notamment composé « Conséquence » de Zé, « 95 degrés Pt. 2 » de Yoko ou encore « Wiz » de Décimo.
La composition est sombre, épurée et volontairement classique dans son approche. Sur cette production, le rappeur revient sur son passé et ses souvenirs :
« J’ai des flashbacks de quand j’avais pas, j’ai oublié quand j’avais un peu »
Dans le refrain, l’artiste utilise un vocoder discret, parfaitement maîtrisé et jamais excessif. Le clip, réalisé par SCT, a été tourné à Sarcelles, loin de l’esthétique luxueuse souvent privilégiée dans certaines productions rap. Yoko déambule dans sa ville, territoire emblématique du rap français, et y raconte les réalités de la rue sans jamais tomber dans la glorification. SCT s’est notamment illustré à travers la réalisation du clip « Macadam » de Kulturr, Bilouki et Landy.
