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Conversation avec Banguiz, rappeur marseillais

Aujourd’hui, @Bonjour_Roxane, rédactrice chez Rapunchline rencontre le rappeur marseillais Banguiz. Ensemble, ils reviennent sur ses débuts, ses ambitions et surtout la sortie de son prochain projet solo. 

R : Peux-tu te présenter et raconter ton parcours dans la musique depuis tes débuts ? 

Banguiz : Moi c’est Banguiz, du groupe GIZ et du collectif QNC (Quartiers Nords Connexion), j’ai commencé la musique en 2005 : nous étions un groupe de trois. Mon cousin était, déjà, dans le monde du rap, il a commencé assez tôt. On a débuté, justement, parce que mon cousin faisait du rap. Je me rappelle de nos premières participations aux Festi’jeunes, ce sont des concerts associatifs. Nous avons gagné nos premiers concours, avec à la clef des séances de studio offertes. Nous avons fait nos premiers morceaux pour, ensuite, nous lancer réellement dans le rap.  

R : Qu’est-ce qui t’as motivé à te lancer dans une carrière solo ?

Banguiz : Sincèrement, j’avais arrêté la musique suite à mon déménagement. Quand je suis revenu vivre à Marseille, l’envie et la motivation de retrouver les studios et de rapper à nouveau était à son comble. Puis, j’ai reçu un message de Jul qui me demandait de participer au projet 13 Organisé. J’ai pensé que c’était la meilleure occasion pour me relancer dans la musique et pour travailler sur un projet solo.

R : Tu parles de ta participation au projet 13 Organisé, tu as, également, posé pour le Classico Organisé : qu’est-ce que ces expériences t’ont apportées ? 

Banguiz : Honnêtement, ces deux expériences ne m’ont emmené que du positif. Dans un premier temps, le côté humain, j’ai revu « des anciennes têtes ». C’est d’ailleurs pour ça que je peux ou pourrais faire des collaborations dans mes futurs projets. Je n’avais pas vu certains artistes depuis des années et grâce à ces deux projets, nous nous sommes retrouvés et avons renoué des liens. Financièrement aussi, cela m’a donné de la force pour construire mes projets futurs. 

R : Du coup, tu vas sortir un projet très prochainement, peux-tu nous en parler ? Comment l’as-tu construit ? Dans quel état d’esprit ?

Banguiz : Je suis déterminé, je l’ai toujours été. On est une équipe et on se débrouille tout seul. Je suis beaucoup allé au studio, j’ai eu besoin de prendre de nouvelles habitudes, de nouveaux appuis et mécanismes. Retrouver mes automatismes. La musique évolue vite aussi, le nombre de BPM dans les prods a changé, le flow, les gimmicks, les ponts, le vocodeur… Il a fallu se remettre « à la page » rapidement et lorsque je me suis senti prêt, j’ai enregistré. Pour l’année 2023, j’ai plusieurs volets d’albums et/ou de projets avec beaucoup de collaborations. J’ai trois projets de prêt qui doivent s’enchainer avec un intervalle de trois mois.

R : Ton projet sort le 11 Novembre, dans quel état d’esprit es-tu quelques jours avant sa sortie ?

Banguiz : Je suis vraiment déterminé dans le sens où, contrairement à plus jeune, je souhaite réellement en faire mon métier. Je le prends vraiment comme un travail, un vrai travail. Je suis discipliné comme un vrai sportif, je m’entraine tous les jours, je bosse sur les prods et sur les textes. Je vais au studio, je gère, aussi, le côté administratif avec mon équipe, avec des attachés de presse, des réalisateurs et des beatmakers. Je souhaite vraiment continuer dans le rap et ne pas faire qu’un seul projet. Je veux que ça devienne mon mode de vie. 

R : Tu as plusieurs feats de prévu dans ton projet, de gros feats. Comment les as-tu choisis et comment la première connexion s’est faite ? 

Banguiz : Je n’ai choisi que des artistes que j’aime écouter musicalement parlant. Ça me tenait à coeur de n’appeler que des personnes que j’apprécie. Musicalement et humainement. Ce sont des rappeurs qui ont leur histoire et surtout leur carrière : Luciano avec la FF, Alonzo avec les Psy 4 de la Rime. Elams, MOH, ce sont des personnes que je connais depuis l’équipe de la Soli. Tout le monde a répondu présent, ont fait ce qu’ils avaient à faire, ils m’ont respecté. J’ai « clippé » la plupart de mes featurings mais je souhaite garder la surprise pour le second projet. 

R : Quel est ton attitude en studio ? 

Banguiz : Ça dépend, lorsque je suis en solo, pour des titres plutôt intimes, j’aime aller au studio seul. Et pour les featurings, j’aime être entouré de mon équipe, ressentir leur énergie.

R : Comment construis-tu tes morceaux ? 

Banguiz : Pour moi, tout vient de la musique. C’est vraiment « le noyau » du titre, c’est elle qui donne les émotions et le flow. J’ai besoin de la musique pour créer. 

R : Et pour les feats ?

Banguiz : Pareil lorsque c’est un feat. J’envoie des prods à l’artiste avec qui je collabore, j’essaye de réellement analyser la personne et son travail pour savoir dans quel type de prod elle excelle et qu’elle apprécie. Donc ça part vraiment de la prod et ensuite on travaille, ensemble, dessus. 

R : Tu as monté ton label 13REC Publishing récemment, est-ce que dans un avenir plus ou moins proche tu te vois avec la casquette de producteur/manageur ?

Banguiz :  Oui, totalement. Producteur, manager, DA. Je prends, réellement, beaucoup de plaisir à évoluer dans toutes les fonctions autour de la musique. C’est pour cela que j’ai crée ma maison d’édition/production, pour toujours être dans le domaine de la musique en apportant mon expérience et mes idées. J’aime vraiment toutes les étapes dans la mise en place et la création d’un projet, pas seulement sortir des titres. 

R : Qu’est ce que l’on peut te souhaiter pour la suite ? 

Banguiz : Que je puisse continuer à vivre de la musique, que je puisse développer d’autres projets et représenter ma ville. 

R : On te le souhaite vraiment. Merci d’avoir pris le temps de répondre à nos questions. 

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