Sofiane est décidément l’homme de l’année. Le rappeur s’est produit au théâtre du Chatelet dans le cadre des représentations pour « Gatsby le Magnifique ». Hier il était invité par la cérémonie des César pour remettre le César de la meilleure musique originale.
Sofiane fait un discours magnifique !
Invité à remettre le précieux sésame, le patron d’Affranchis Music s’est lancé dans un discours définissant les liens étroits entre la musique et le visuel, entre la musique et le cinéma. En l’espace de quelques secondes, il a fait sortir le rap souvent caricaturé de toutes les cases dans lesquelles on l’a placé.
« Pour ce que j’en connais, le casteur de ma vie c’est moi. Chanteur de mon parking on me jugeait doué. Oubliant sacrifices, les années, le travail, acteurs et musiciens ne parlent que de jouer. Chacun sa partition quand les rêves nous retardent, la vie inspire l’auteur, l’auteur inspire la vie. Paroles qu’on peut danser, notes qu’on photographie… Bref les images s’écoutent, la musique se regarde. Il y a eu ces idées et ces mots et ces sons, très souvent dès l’enfance. Ils nous ont abordés, j’ai consenti à tout sans avoir le soupçon du temps qu’il me faudrait pour tous les accorder. Des mélodies qui rêvent d’expressions qu’on libère, si tant est qu’on vous laisse partager un cauchemar, qui jouerait des deux pieds et tellement de travers qu’on pourrait suggérer qu’il aille niquer sa mère. Alors à toutes ces nuits blanches et sommeils écourtés, toutes ces inspirations qui naissent quand il fait noir, cette musique qu’on entend, qu’il s’agit d’écouter pour qu’à la fin du bal, on couronne les Césars. »
