Aya Nakamura connaissait déjà la consécration en 2018 avec son album « Nakamura » et le single « Djadja », qui a lancé sa carrière à l’international. Disque d’or aux Pays-Bas, invitée dans les plus grands festivals, c’est le début de la grande carrière d’Aya Nakamura. Invitée à se produire lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’été de Paris aux côtés de la Garde républicaine en 2024, elle représente mieux que personne cette jeunesse française qui veut s’émanciper. Mais la chanteuse, qui débute une véritable carrière internationale et réalise notamment un featuring avec la star britannique Stormzy, est aussi victime de bashing de la part de certains médias dans une France qui se droitise de plus en plus.
La Rvfleuze, c’est aujourd’hui la star montante du rap français. Avec son projet « Numéro d’écrou », le rappeur a tout simplement enregistré plus de 20 000 ventes en première semaine d’exploitation avant d’atteindre le disque d’or. Le rookie affiche des statistiques qui feraient rougir d’envie plus d’un vétéran du rap. Peut-être que l’authenticité et le naturel de La Rvfleuze ont particulièrement séduit le public. Mais comment la reine des rythmes afro et caribéens allait-elle réussir à marier son style avec celui d’un rappeur street ? Finalement, sur leur featuring « Sexy nana », on retrouve une Aya Nakamura version rappeuse bad girl, tandis que La Rvfleuze reste fidèle à lui-même. Le titre a déjà dépassé le million de vues sur YouTube.
Aya Nakamura fait sa « Sexy nana » avec La Rvfleuze !
La composition instrumentale du morceau est signée Abl Génie & Joé Dwèt Filé. Ce dernier, qui a d’ailleurs enregistré un featuring avec Aya sur son dernier projet, passe de l’autre côté du studio pour proposer une production aux inspirations américaines. Il est épaulé par Abl Génie, avec qui il collabore régulièrement sur sa propre discographie. Le morceau possède une véritable couleur US. On change clairement de galaxie. Les deux artistes partent en égotrip, et l’on retrouve toute l’impertinence d’Aya Nakamura :
« Mais j’suis qu’une baddies (baddies, baddies), t’es pas compatible (‘patible, ‘patible, nan)
Oh papi (papi), t’as pas pied, quitte »
ou encore :
« J’l’ai laissé dans son goumin donc il s’tue au Hennessy »
La Rvfleuze répond dans la même énergie :
« Elle croit j’vais regarder sous sa jupe, passager, maintenant, j’me suis assagi (hein, hein)
J’connais la pandémie (hein, hein), le chat, il court quand la souris passe (passe) »
Le visuel du morceau a été réalisé par Zaven. Le réalisateur a notamment mis en scène le trailer d’Aya pour son Stade de France en 2026, ainsi que son clip « No Stress ». Ce n’est pas un débutant : il a également collaboré avec Major Lazer sur le visuel de « Gangsta ». Aya Nakamura prépare donc son Stade de France en toute quiétude.
