Mous-K fait partie de cette nouvelle génération de rappeurs capables de naviguer naturellement entre trap, mélodie et rap de rue. Originaire de l’Essonne, l’artiste commence à véritablement faire parler de lui au début des années 2020 avec le projet « La Quicka », qui lui permet de franchir un premier cap dans sa carrière. Né à Marseille avant de grandir à Corbeil-Essonnes, le rappeur évoquait déjà cette volonté d’élargir sa palette musicale lors d’une interview accordée à Booska-P : « Me voir sur autre chose que des freestyles et du kick, personne ne s’y attendait. Mon truc à la base, c’est le kick, alors quand les gens ont vu qu’il y avait 17 sons, ils se sont forcément demandés si j’allais être dans du kickage du début à la fin du projet. Ils ont au final constaté que l’intensité diminue sur certains morceaux et que je suis capable d’aller vers d’autres sonorités. »
Aujourd’hui, cette évolution artistique se confirme pleinement. Mous-K développe désormais un univers où se mélangent trap moderne, mélodies autotunées et ambiances plus introspectives, tout en conservant l’énergie street qui a construit son identité musicale. Il le démontre une nouvelle fois avec son projet « Insolent », fraîchement dévoilé, sur lequel il multiplie les collaborations prestigieuses avec plusieurs figures importantes du rap français comme Gazo, Genezio, Guy2Bezbar et PLK. Le visuel du morceau vient d’ailleurs tout juste d’être mis en ligne.
Mous-K et PLK prennent le large
La composition instrumentale du morceau est signée par Ofzecross et Kimo Beats, deux producteurs particulièrement actifs sur la scène actuelle. Ces derniers mois, Ofzecross s’est notamment illustré aux côtés de Landy sur plusieurs morceaux comme « R.I.P », « Ronnie Kray », « Beaux Quartiers » et « Charger ». Le producteur a également participé aux freestyles « Murder » de GLK. De son côté, Kimo Beats est notamment connu pour avoir produit le morceau « Chérie » de Aya Nakamura. Ensemble, les deux compositeurs livrent une instrumental puissante et rythmée, tout en intégrant des passages plus aériens et mélodiques qui permettent aux deux rappeurs de pleinement développer leur univers.
Sur cette production, Mous-K et PLK se lancent dans un égotrip assumé, alternant démonstration de confiance et références à leur parcours.
Pour Mous-K :
« On joue pas une finale, on la gagne
Impliqué depuis gamin, à l’aise à la cam’ (les enquêtes)
On encaisse, on encaisse, on encaisse tout »
Fidèle à son style, PLK répond avec une série de punchlines sombres et efficaces :
« On est pleins quand ça gagne, on est peu quand ça flop
Changement d’file, conduite de salopard
Il fait noir, matrixé, j’me prends pour Statham
Quand ça parle de sous, on a tous pas d’âme »
Le morceau est accompagné d’un visualizer tourné en studio par Real7tape puis monté par Lieuzart, dans une esthétique brute et immersive qui prolonge parfaitement l’ambiance développée dans le titre.
