Après près de 20 ans de carrière, Kery James “Rap encore”. Son septième album solo orne désormais la pile des classiques du Rap français. Comme d’autres rappeurs qui évoluent dans un style tout à fait différent du sien, le rappeur du 94 a réussi à s’adapter à son époque. Son dernier opus est un exemple en termes de musicalité entre sonorités acoustiques, ballades mélodramatiques et Trap pure et dur. Le rappeur montre la richesse de son répertoire. Quand l’engagement artistique rencontre l’engagement humaniste, c’est le rap qui sort grandi des cases dans lequel on tente de l’enfermer.

“La France m’a traité comme un paria” 

Au niveau des featurings aussi, Kery James est éclectique. Il y a évidemment des rappeurs incontournables sur sa tracklist comme Fianso mais il lance trois rookies qui ont désormais fait leur preuve : Chilla, Soolking, et Kalash Criminel. Une manière de transmettre le flambeau à la jeune génération.

Pour compter les gens qu’on a perdu, les doigts de la main ne suffisent plus” 

Pour son “ça va aller” avec Soolking, les deux rappeurs font dans l’opposition totale de style. Sur une production instrumentale de Bad’M très Trap, Soolking s’occupe du refrain en chantant, tandis que Kery James découpe l’instrumental énervé comme jamais. C’est l’un des titres les plus Trap de l’album. Dans son couplet, Soolking lui aussi Rap mais avec une voix fuyante. Dans ce titre, le rappeur raconte son histoire dans le Rap et la vie.

@le_z_de_ze_z #METOO je me suis pris une droite dans un aéroport. J'ai pas fait de prison ... Mais #BalancetonRappeur Mec !