Khemiss — PHANTOM : le retour d’un pilier du 78
Après plusieurs années de silence, Khemiss, figure marquante du rap des Yvelines, signe un retour aussi discret que percutant avec son nouveau projet PHANTOM PART 1, disponible depuis le 17 mai 2025. Un EP de 6 titres à l’atmosphère sombre et new-yorkaise, produit par l’incontournable Sayd des Mureaux. Fidèle à son identité, Khemiss y déploie une plume introspective, hantée par les épreuves et nourrie d’une rage maîtrisée.
Ce n’est là que le début d’un diptyque : PHANTOM PART 2, produit par Ridfabulous, est déjà annoncé pour le 17 juillet. Deux volets complémentaires pour une même vision : celle d’un artiste revenu d’entre les ombres avec plus de maturité, mais toujours la même flamme.
Un parcours forgé par les fondations du 78
Originaire du département 78, Khemiss El Kalif fait ses premières armes en 2006 comme beatmaker. Très vite, il se fait remarquer en produisant un jeune talent local. Ce déclic le pousse à passer derrière le micro. Le titre “Si je t’aime pas” marque ses débuts officiels en tant que rappeur. S’ensuivent plusieurs morceaux marqués par une écriture brute et lucide.
De Cortège de peine à Tout en haut du building
En 2012, il sort sa première mixtape Cortège de peine, un projet poignant qui pose les bases de son univers musical. Trois ans plus tard, il revient avec l’EP Tout en haut du building (2015), confirmant son statut d’artiste à part dans la scène rap indépendante.
Phantom : la renaissance d’un esprit hanté par la musique
Les années suivantes sont marquées par une mise en retrait. Des problèmes personnels l’éloignent des projecteurs, sans jamais éteindre sa passion pour le hip-hop. En 2025, Khemiss ressurgit avec PHANTOM, un projet à la croisée des chemins entre introspection, noirceur et détermination. Sa collaboration avec Sayd et Ridfabulous donne naissance à deux volets qui reflètent son parcours semé d’embûches et sa fidélité inébranlable à ses valeurs artistiques.
PHANTOM n’est pas juste un retour : c’est une déclaration. Une preuve que le feu sacré du rap ne s’éteint jamais vraiment, même dans le silence.
