Dosseh fait son grand retour avec le single « Cher ou illégal », accompagné d’un nouveau visuel. L’artiste, signé chez SPKTAQLR, a récemment enchaîné deux collaborations avec son frère aîné, Pit Baccardi, à l’occasion du retour de ce dernier sur la scène de l’Olympia et de la sortie de son nouvel album. En mars dernier, le Lo$$a dévoilait également la deuxième partie de « Dieu donne, j’utilise », près d’un an après la parution du premier volet. Ce projet comprend deux featurings avec KLN et JRK 19.
De passage chez Fred Musa dans Planète Rap en mars 2026, Dosseh s’est exprimé sur l’état du monde actuel. Il estime que « c’est la pire période depuis qu’on est nés », en évoquant les conflits internationaux, les crises successives et un véritable avant/après COVID. Contrairement aux idées reçues et malgré son image de rappeur gangsta, Dosseh se montre particulièrement attentif aux enjeux de société. Sans jamais adopter la posture du rappeur conscient ou du donneur de leçons, il s’intéresse à son environnement et laisse régulièrement transparaître des préoccupations sociales et politiques dans ses textes. Il réagit également à l’actualité, notamment lorsqu’il est question de violences policières, sans pour autant en faire le cœur de son discours artistique.
Dosseh, que beaucoup surnomment également Yuri, est reconnu pour la précision de son phrasé. Maître de la punchline, il cultive depuis toujours une écriture incisive et un sens de la formule qui font sa réputation. Avec « Cher ou illégal », il revient avec un morceau construit comme un freestyle, mais doté d’une véritable ambition artistique. Le rappeur y enchaîne les rimes avec une intensité impressionnante.
Dosseh dévoile un single explosif avec « Cher ou illégal »
La composition instrumentale est signée par Ataké. Le producteur multi-platine avait déjà collaboré avec Dosseh sur les titres « Victor Newman » et « Appels manqués ». On lui doit également « Champagne » de Guy2Bezbar, « DKR » de Decimo ou encore « Cartier Santos » de SDM. La production, particulièrement percutante, puise dans les codes du rap américain, tout comme le visuel qui accompagne le morceau. Dosseh y déroule ses punchlines avec une aisance déconcertante, comme en pilote automatique. Egotrip, précision technique et qualités lyriques sont une nouvelle fois au rendez-vous :
« Cette conne m’a tendu un gramme lorsque je lui ai demandé un remontant / Tout le monde est de la même religion lorsqu’il s’agit de gros montants. »
« Aucune barrière de la langue, car je suis aussi fort à l’oral qu’à l’écrit. »
Le clip, volontairement minimaliste, a été réalisé par SCT. On y retrouve Dosseh en train d’enchaîner les punchlines dans une station-service, dans une esthétique très inspirée des productions américaines. Récemment, SCT avait également réalisé le clip « Tant d’années » de Yoko, la nouvelle signature du label Morning Glory.
