Le 15 mai 2026, Jul dévoile le projet « Oubliez-moi ». Le rappeur marseillais avance à un rythme de deux albums par an, auxquels s’ajoutent souvent quelques projets gratuits ainsi que des albums collectifs, comme « 13 Organisé » et « Le Classico Organisé ». Après une semaine d’exploitation de « Oubliez-moi », l’artiste est quasiment disque d’or avec près de 48 000 ventes. Il fait moins bien que sur ses deux précédents projets, mais il n’a pas mis en place, pour « Oubliez-moi », de bundle promotionnel comme il l’avait fait avec « TP sur TP » et « D&P à vie ».
Près de douze ans après ses débuts avec « Dans ma paranoïa », Jul connaît toujours autant de succès, voire davantage, qu’à ses débuts. À l’époque, une partie de la vieille garde du rap français lui reprochait son style jugé trop décontracté ainsi que son utilisation du vocoder. Alpha 5.20, par exemple, n’a toujours pas validé Jul, comme il l’a déclaré en interview. Pourtant, ceux qui connaissent réellement le rappeur marseillais savent qu’il ne se contente pas de rapper avec de l’Auto-Tune. Certes, Jul a créé un style très particulier qui s’est imposé aussi bien dans le Sud que dans toute la France, avant de rayonner dans plusieurs pays européens. En interview, Mouloud Achour avait d’ailleurs baptisé cette signature sonore « son à la Jul ». Mais, notamment sur son dernier album « Oubliez-moi », l’artiste expérimente de nombreux univers musicaux avec une véritable recherche artistique. Il démontre également qu’il est parfaitement capable de rapper sans Auto-Tune.
Jul l’a notamment prouvé lors de ses longs freestyles 1000 % Rap sur Skyrock, mais aussi sur plusieurs morceaux de sa discographie, comme « La Zone en personne », entièrement rappé sans Auto-Tune. C’est également le cas de son nouveau titre « On oublie pas », un morceau qui pourrait bien annoncer l’arrivée d’une réédition de « Oubliez-moi ».
Jul dévoile le single « On oublie pas » !
La composition instrumentale du morceau est signée La Quetra. D’après les crédits de RapGenius, le beatmaker n’avait encore aucune production référencée avant ce titre. Il pourrait donc s’agir de son baptême du feu, même si cette information est à prendre avec prudence, son parcours étant encore peu documenté. La production est résolument orientée rap, sans excès de mélodies ni d’artifices. Jul y kicke avec assurance dans un registre qu’il explore plus rarement, enchaînant les phases d’egotrip avec naturel :
« Je suis dans le B, ça fait des années, je fais des jaloux, je fais des amis. J’ai fait des modes dans le game. »
Effectivement, l’artiste marseillais a profondément transformé le rap français, mais aussi une partie du rap européen, en imposant un style immédiatement reconnaissable et pratiquement inimitable.
