Kerchak est originaire de Bois-Colombes. À ses débuts, lorsqu’il adopte le nom de Kerchak et abandonne celui de Zolal, Booska-P part à sa rencontre à la sortie de son lycée. On y apprend notamment que le rappeur a découvert le rap grâce à « Or Noir » de Kaaris, avant de s’intéresser, comme beaucoup de jeunes de sa génération, à PSO Thug, puis à XV Barbar. Contrairement aux idées reçues, Kerchak était un excellent élève : il a même sauté une classe. Depuis, il s’est imposé comme l’une des figures majeures de la scène Jersey Drill française, un registre qu’il maîtrise avec une identité artistique qui lui est propre. Dans ce courant musical, Kerchak et Ziak sont sans doute les deux artistes qui ont développé les univers les plus singuliers.
Pourtant, avec la sortie de son projet « TRUE FORM » en mai 2026, Kerchak a choisi d’élargir sa palette musicale. Le rappeur de Bois-Colombes ne renie pas pour autant son ADN. Il ne verse ni dans les morceaux calibrés pour les clubs, ni dans une musique excessivement festive. En revanche, il accorde désormais davantage de place à des productions plus atmosphériques, plus aériennes et parfois plus mélodiques. Une évolution que l’on retrouve sur « Comment », dont il vient de dévoiler le clip. Plus électronique que ses précédentes productions, le morceau reste néanmoins fidèle aux codes qui ont construit son identité.
Kerchak poursuit la promotion de « TRUE FORM » avec le clip de « Comment »
La production du morceau est signée Clideur. Le compositeur avait déjà participé au projet en réalisant « Love », l’un des titres les plus accessibles et mélodiques de « TRUE FORM ». Il a également collaboré à plusieurs reprises avec 63OG, notamment sur « Papier » et « Nous deux ». Ici, Clideur propose une production électronique portée par une mélodie accrocheuse et un rythme proche de l’univers habituel de Kerchak. Sur cette instrumentale nerveuse, le rappeur enchaîne les punchlines avec l’énergie qui le caractérise, pour un résultat particulièrement explosif :
« Fois comme la Dame blanche
Le travail est là, tu peux jamais douter
Du fait qu’y avait full up de pain sur la planche. »
Le clip, réalisé dans un décor désertique, est signé NextLab. Entre thé à la menthe, paysages arides et ambiance inspirée du bled, le visuel montre un Kerchak parfois sans cagoule, évoluant au volant d’un véhicule dans un décor qui tranche avec son univers urbain habituel. NextLab avait récemment réalisé le clip « François Pizarré » de Décimo, confirmant une nouvelle fois son attrait pour les mises en scène cinématographiques et soignées.
