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Le rap français réagit à l’agression de Michel lors de violences policières !

« Chaque contrôle de Police me rapproche de mon feat avec Tupac » rappe Dinos dans 93 Mesures, magnifique outro de son nouvel album Stamina. Une formule très imagée qui dresse un constat aussi grave que réaliste de la situation actuelle en France, une situation qui se tend encore plus après l’affaire des migrants place de la République, et maintenant avec la terrible agression de Michel, producteur de musique, dans son studio.

La vidéo, relayée par le média Loopsider, a fait le tour du net, et toute la France (ou presque) a été choquée par la violence inouïe de ces « policiers », une violence physique et verbale bien loin de ce que l’on est en droit d’attendre de « gardiens de la paix ».

Les acteurs du rap français ont apporté leur soutien à la victime : Sofiane, Ninho, Maes, Black M, Médine, Rim’K, Deen Burbigo, Sneazzy et beaucoup d’autres ont partagé, dénoncé, et appeler les gens à réagir et se mobiliser.

Car à l’heure où la France adopte une nouvelle loi interdisant de filmer les policiers en exercice, cette affaire nous prouve une fois de plus que c’est pourtant une nécessité. Que serait-il arrivé à Michel sans ces images ? On le sait tous, et c’est bien là que se trouve le problème aujourd’hui. Immédiatement après les fait, comme un réflexe, les policiers en question ont menti dans leur déposition, en se faisant passer pour des victimes ayant agi pour leur sécurité. La victime a passé 48h en garde à vue. 48h en garde à vue pour quoi ? Pour s’être fait tabasser dans son studio. Sans images à l’appui, la parole des policiers aurait alors été retenue, et Michel aurait été condamné pour outrage à agent et on ne sait quelles autres inventions.

Pour poursuivre avec Dinos, dans le même morceau on retrouve cette phrase : « J’mens comme un keuf quand j’dis que je me sens outragé« . On est exactement au coeur du problème, un problème de fond qui dépasse ce que l’on veut nous faire croire. Des policiers violents et racistes il y en a c’est un fait, et les autorités devraient commencer à le reconnaître. Pour autant, nous savons qu’ils sont bien loin de représenter la majorité de nos forces de l’ordre, qui souffrent justement des actes de ces éléments marginaux. Le souci c’est que tant que les institutions protègeront ces policiers (et la loi dont nous parlions plus haut ne devrait pas arranger les choses), ce genre de scandales continueront d’exister.

Car on le répète, mais sans les vidéos, Michel ne serait pas considéré comme une victime aujourd’hui.

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