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Sofiane & Lartiste soutiennent Décathlon attaqué de tous bords pour avoir créé un hijab pour les sportives !

Decathlon – Le distributeur et producteur français de produits sportifs est aujourd’hui confronté à une polémique d’envergure nationale. Comme bien souvent, tout part d’un bashing intensif de la fachosphère, suite à la commercialisation à venir d’un « hijab de running ». Partant du constat que les femmes portant le hijab étaient, dans une immense majorité des cas, amenée à pratiquer la course à pied avec un voile non adapté, la marque a souhaité, via son enseigne Kalenji, mettre à leur disposition un matériel adéquat. Si l’initiative vous semble saine et sensée, elle a, comme on aurait malheureusement dû s’y attendre, relancé le sempiternel débat sur le port du voile. Mais on aurait tort d’attribuer tout le poids de la polémique à l’extrême-droite elle seule. Comme régulièrement dans ce genre de cas nous assistons à une contamination de quasi-toute la classe politique française par des opinions pourtant profondément anti-républicaines. De l’habituelle Nadine Morano, éternelle passerelle entre l’extrême-droite et le reste des politiques jusqu’à Valérie Rabault (cheffe de file des députés du Parti Socialiste) en passant par Aurore Bergé député LREM des Yvelines et porte-parole du parti, dans tous les camps sauf l’extrême-gauche (pour l’instant ?) on a trouvé quelqu’un pour s’indigner du choix fort fait par Décathlon, au grand mépris de la loi de 1905 sur la laïcité et des dispositions qu’elle prévoit concernant la liberté de culte notamment. Et si il convient de rappeler que la voix d’un seul homme, ou d’une seule femme, ne suffit pas à refléter l’opinion de tout un parti politique, cela en dit long sur la relativité de la tolérance chez certains de nos hommes et femmes de loi et/ou politiques. D’autre part s’il existe évidemment des politiques favorables au choix de Décathlon, ils tardent ou ont des difficultés à se faire entendre à grande échelle.
 
Soutien – S’il est donc difficile de trouver des traces de soutiens publics à l’initiative de Décathlon et bien ce sont nos rappeurs qui ont du, une fois de trop, encore, s’y coller. Représentatifs d’une frange de la France que l’on n’entend pas, ils ont une nouvelle fois du dépasser leur fonction pour palier l’absence de représentant républicains portant l’opinion de cette fameuse France où l’ont grandi avec des musulmans, entre autres religions. Sofiane et Lartiste notamment se sont donc exprimés, sortant exceptionnellement de leur réserve pour soutenir le droit de certaines femmes croyantes à pratiquer le sport en respectant le culte qu’elles ont choisi, grâce à un matériel adapté. Voilà leurs tweets de soutien suite aux réponses de Décathlon à des tweets abjects amalgamant Islam et djihadisme.
 


 


 


Voir les rappeurs devenir les garants de la liberté de culte en France, et les médias musicaux spécialisés devenir les seuls à relayer leur parole est sans doute le témoin d’un pays qui disfonctionne sur certains points et perd de vue quelques droits fondamentaux, alors en un simple rappel à la loi, essayons de nous souvenir que :
 

« Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi » (art. 10).

Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen.
Et que :
 

« La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes, sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public. » (art. 1er).

« La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucune culte (…) [sauf pour] les dépenses relatives à des exercices d’aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons (…) » (art 2).

« Les cérémonies, processions et autres manifestations extérieures du culte sont réglées en conformité de l’article 97 du Code de l’administration communale. Les sonneries de cloches seront réglées par arrêté municipal, et en cas de désaccord entre le maire et l’association cultuelle, par arrêté préfectoral » (art. 27).

« Il est interdit (…) d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l’exception des édifices du culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions. (…) » (art. 28).

Loi de 1905 concernant la laïcité (Séparation de l’Eglise et de l’Etat).

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