Jok’Air ? Après avoir mis en place une véritable « Dictature » avec la MZ, le rappeur s’est lancé en solo comme les autres membres de son groupe. Quelques EP réussis plus tard, « Jok’Rambo » sortait son premier album dans les bacs. Après une semaine d’exploitation, les chiffres de vente de l’album du rappeur du 13 eme arrondissement de Paris viennent de tomber. L’album s’est vendu à 3679 exemplaires en première semaine, avec 719 physique, 231 digital et 2728 streaming.

 « Je suis le plus cool des singes H&M »

Au delà des chiffres, si Jok’Air a un mérite c’est celui d’avoir pris énormément de risque, et s’il a particulièrement réussi quelque chose, c’est bien de poser les bases d’un nouveau style de rap typiquement parisien. Engagement artistique et engagement politique s’entremêlent dans la folle et douce mélodie du rappeur comme dans le titre « TSN » qui est cruel de vérité. Avec un Kevin Still loin des clichés vixens, flingues et money du « clip français » le résultat est grandiose. Jok’Air est une forme de A$AP Rocky a la française.

Mais il est ecclectique le rappeur. Dans le titre  « Jok’Rambo » il tape un ego trip somptueux avec des punchlines ultra caustiques. Jok’ ne va pas consacrer de titres entiers aux michtos ou à la bicrave, sujets pourtant porteurs dans le Rap. Il ne choisit pas la facilité. L’album est le premier jet presque surréaliste d’un rappeur qui entretient sa maturité artistique et qui fait tout ce qu’on n’attend pas de lui. Excellent projet.

 

 

 

 

@le_z_de_ze_z #METOO je me suis pris une droite dans un aéroport. J'ai pas fait de prison ... Mais #BalancetonRappeur Mec !