Pour faire la promo de son nouvel Mr Sal qui sortira ce vendredi, Niska a donné une interview pour le média Rapelite. Dans cette interview il nous explique que même lorsque l’on est certifié disque Diamant avec Commando, que l’on a atteint les plus hautes places des charts en étant top single avec Réseaux et que tout ses featurings sont des succès, on n’est pas en train de se reposer sur ses lauriers pour autant.

L’exercice du nouvel album s’avère même deux fois plus compliqué parce qu’il faut faire mieux, pas question pour lui de décevoir son public ! C’est donc un véritable challenge qu’il va essayer de relever en se basant uniquement sur son instinct et ses sentiments, car il explique qu’il ne sort un morceau que si il en est réellement satisfait, qu’il a pris du plaisir en le faisant sans savoir réellement l’accueil qui va lui être réservé.

Avec l’expérience acquise il expérimente des nouvelles choses, il s’approprie l’autotune et s’en sert de mieux en mieux, il essaie de rendre sa musique plus accessible et même dans ses featuring il emmène le public là où il s’y attend pas. Par exemple, il explique que le feat de l’album avec La Détaille va être un peu différent, qu’il a ramené Koba dans une ambiance dans laquelle on a pas l’habitude de le voir ; de même pour le feat pour Ninho qui est apparemment très différent de « Maman ne le sait pas » et d’ « Elle a mal ». Pour ses featuring il s’investit autant que pour ses solos, il n’est pas question de bâcler le travail comme pour celui avec Heuss L’Enfoiré pour lequel ils ont écouté près d’une centaine de prods avant de trouver celle qui allait convenir aux deux univers.

Son univers à lui est bien particulier et novateur car il fait parti depuis quelques années d’une école du rap avec ses codes, sa gestu, sa dynamique dont il est l’un des précurseurs. Il explique que tout cela n’a pas été cherché, ni pensé c’était juste la manière dont il s’est approprié cet art et qui finalement devient un courant qui s’est installé. Au sujet du fait que le 91 domine les charts il répond que c’est la « 91vasion », le département est resté longtemps dans l’ombre et maintenant il pète parce qu’il apporte une originalité, il est fait de personnages qui sont dans leur matrice ; au moins ça permet aux futurs arrivants d’avoir des exemples et d’être plus confiant pour y arriver.

Côté vie privée, il revient très brièvement sur la polémique avec son ex (ndlr : son ex avait balancé des échanges de messages privés entre eux deux où elle lui disait qu’elle allait garder leur second enfant, Niska lui répondant sur un ton très détaché qu’il n’en voulait pas. Elle a également mentionné le fait qu’il ne payait pas la pension et qu’elle se débrouillait seule) car après tout ici on parle de Niska et non de Stani ; la seule explication qu’il va donner c’est que les lyrics pour lesquels elle s’est sentie offensée «  A putain là j’suis mort j’crois qu’j’ai mis ma pute en cloque » ou encore «  La tipèr me dit qu’elle veut garder le bébé, elle veut que je paye la pension » ne lui est pas adressé, pas un mot sur le fait qu’il ne veut pas reconnaitre son second enfant avec elle, et concernant la pension il ajoute que ses enfants ne manquent de rien.

Pour en revenir au Sal Niska, c’est l’histoire d’un mec a qui tout réussi mais qui ne sait pas comment il a fait car la formule magique, comme il le dit lui-même, il ne la connait pas. On espère qu’il a mis les bons ingrédients pour cet album et on attend avec impatience de pouvoir écouter Mendoza, Silliconé ou encore Tellement Gang qui sont, selon lui, les sons qui risquent d’obtenir les faveurs du public, mais bon, là encore aucune certitude, on attend Vendredi pour découvrir nos morceaux préférés.

Vous pouvez retrouver l’intégralité de cet excellent interview chez nos confrères de Rapelite ici :