samedi 8 août 2020

Quand Koba LaD découvre… Bob Marley en plein direct ! (Vidéo)

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Décidément, Koba LaD est bien parti pour devenir l’enfant terrible du Rap Français. Le représentant premier et quelque peu leader du 7Binks enchaîne les bourdes à vitesse grand V sans pour autant nuire à sa carrière.

Entre les Trolls et les rageux, les montages d’un Koba LaD aux abois ont fait le tour du network. Mais le public a trouvé que son « honnêteté« , et son authenticité valaient bien mieux que le bal des hypocrites qui souvent peut s’emparer du Star system. Dans ce cas précis, ces propos sont fondamentalement condamnables. Mais dans un contexte, où la plupart des artistes, des politiques et mêmes des journalistes communiquent beaucoup plus qu’ils n’objectent. Entendre un artiste dire ce qu’il pense même si c’est ouvertement condamnable, c’est nouveau.

Ce n’est pas son premier fait d’arme… En 2019, il déclarait dans l’émission Rap Jeu animé par l’indétrônable Mehdi Maizi qu’il ne connaissait pas le groupe IAM. Les insiders du Rap et les gardiens du temple sacré du Rap français ont tous parlé de la perte de l’Histoire du mouvement. Finalement, avec beaucoup de modestie, les fondateurs du Rap français, les marseillais d’IAM ont déclaré du haut de leur « micro d’argent » que tout ceci était « normal« . Non seulement, ils n’en veulent pas à Koba mais un jeune de sa génération ne doit pas forcément connaître le groupe leader du Rap français dans les 90′.

Hier, à quelques mètres du rappeur Chily qui vient fêter son projet à Planète Rap, le rappeur du 7Binks a semblé mépriser une légende internationale de la musique. Bob Marley, figure de proue du Reggae, est un culte à lui tout seul. En plus d’avoir une aura artistique fabuleuse, il est sans doute au Reggae ce que Tupac a été au Rap américain. Une légende partie trop tôt. Mais devant la fabuleuse carrière de ce musicien un brin philosophe, le pensionnaire de la maison Def Jam est resté de marbre. Sans doute d’ici quelques heures, des armées de commentateurs annonceront encore la « fin de carrière » de Koba LaD. « Les petits puristes de 15 piges » (« La Ballade des Indépendants » / Flynt) mettront en exergue son « manque » de bagages. Les critiques musicaux n’ont jamais été de grands artistes.

Koba LaD n’est pas censé être une encyclopédie musicale, et ses goûts personnels en réalité ne regardent personne. L’artiste à la base d’un mouvement Drill qui s’est emparé de tout un bâtiment (et d’un pays) avec un flow un peu fuyant à la Old Dirty Bastard ne doit rendre de compte à personne. Pour une fois un artiste qu’il soit polémique ou pas, qu’il soit dans le faux ou dans le vrai, a le mérite de la sincérité.

 

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