La Bourgogne tient enfin sa vitrine. Avec B-ÉLITE, l’équipe de 3ADM et le réalisateur PHALO (Elion MUKENI) lancent un ovni audiovisuel : à mi-chemin entre la série, le télé-crochet et le documentaire brut. Une idée simple mais révolutionnaire : prendre les artistes de la région, les mettre au cœur d’une fiction immersive, et laisser le rap — le vrai — parler.
Dans un paysage dominé par les formats calibrés, B-ÉLITE casse la routine. Ici, pas de plateau aseptisé, pas de commentaires artificiels : on suit les rappeurs sur le terrain, dans leurs villes — Dijon, Auxerre, Chalon-sur-Saône, Mâcon — avec leurs influences, leurs vies, leurs codes. Et ce sont les performances live, tournées comme des scènes de film, qui servent de véritable juge.
Une genèse née de frustration… et d’ambition
Le premier épisode remonte à la naissance du collectif 3ADM. Très vite, un constat : la Bourgogne n’apparaît nulle part dans la carte du rap français. Pas de relais, peu de visibilité, aucun média ou structure locale capable de pousser les talents. Alors PHALO et son équipe décident de créer leur propre système : une série qui expose les coulisses, qui documente les choix artistiques, qui montre la réelle énergie de la région.
Ce premier épisode plonge dans les réunions, les discussions, les hésitations, mais aussi l’envie farouche de mettre en avant une scène oubliée mais bouillonnante.
Pas un télé-crochet classique — un laboratoire créatif
Ce qui fait la force de B-ÉLITE, c’est son hybridation. Oui, les artistes passent des épreuves. Oui, il y a un jury de professionnels indépendants. Mais le programme est monté comme une série scénarisée. On navigue entre fiction, réalité, confidences et performance brute. Une manière de raconter le rap autrement : pas comme une compétition, mais comme un parcours initiatique.
Chaque épisode met en scène un univers visuel soigné, du découpage cinématographique, un storytelling cohérent… et surtout des artistes locaux qui rappent avec leurs tripes.
La Bourgogne, nouvelle terre du rap ?
C’est tout l’enjeu du programme : prouver que le rap n’appartient pas qu’aux grandes métropoles. L’esthétique, l’énergie, les flows, les influences… tout porte la marque de la région. Et B-ÉLITE réussit là où peu de projets y parviennent : rendre une scène locale désirable, identifiable et surtout exportable.
Le résultat : un projet ambitieux, inédit, sincère — un pari qui pourrait bien changer la manière dont les médias regardent les régions.


