vendredi 2 avril 2021

Vin’s – J’rappe

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Est-ce peut être un hommage ou une référence ? Kery James, père du rap conscient en France, a baptisé son dernier album « J’Rap encore« . C’est avec « J’rappe » que Vin’s fait son grand retour après avoir dévoilé son triptyque républicain (« Liberté« , « Égalité« , « Fraternité« ) aux accents de rébellion amère. Vin’s est un objet musical non identifié à l’heure d’aujourd’hui. Pour ses prises de position d’abord, car par exemple, le rappeur est l’un des rares à avoir ouvertement soutenu le mouvement #Metoo. Pour sa rébellion permanente ensuite. Vin’s n’est pas un rappeur conscient mais comme un certain Kalash Criminel, il considère que l’engagement fait partie du Noble Art du Hip-Hop. Après tout, « qui peut prétendre faire du rap sans prendre position » (Ärsenik J’boxe avec les mots).

Avec « J’rappe« , le rappeur nous emmène dans le vrai Paris à Belleville, un quartier populaire historique qui aujourd’hui est tiraillé entre ses nouveaux bohèmes et ses habitants historiques. Belleville est surtout l’exemple de l’ouverture d’esprit parisien. Un quartier très cosmopolite, composé de beaucoup de communautés qui vivent dans une paix absolue.

Sur une production instrumentale ultra rythmée de 2K, le rappeur fait parler la foudre. Du kickage à l’état pur et quelques punchlines ultra caustiques comme « je fume toute la night l’odeur du spliff c’est ma Madeleine de Proust » ou encore « j’emmerde cette élite qui nous regarde de haut et nous observe depuis des satellites« . Un véritable déchaînement en réalité sous l’œil avisé de Benoit Rieu qui a mis le clip en image.