Avec “Breaking Bad”, Vince Gilligan a quelque part révolutionner le petit monde de la série. Le show qui a commencé en 2008 et qui s’est étalé sur cinq saisons a apporté quelques corrections de base au format de série à l’américaine.

Porté à l’écran par Bryan Cranston (le Père de “Malcolm”), dans le rôle de Walter White / Heisenberg, “Breaking Bad” raconte l’histoire d’un modeste Professeur de Chimie qui bascule dans la criminalité et le deal pour payer les frais liés à son cancer.

Intéressante pour sa vision de l‘American Dream et la critique d’une société américaine extra-égoïste, et surtout pour le rôle du personnage de Walter White et sa dualité avec Heisenberg.

Dans la plupart des shows à l’américaine dont le modèle “Friends” est le plus typique, les personnages sont immuables. Ni le temps, ni les circonstances les font évoluer. Pourtant Jesse et Heinsenberg n’ont rien à voir en fin de parcours avec ce qu’ils étaient à leurs débuts.

Et ce cocktail est magique. L’avant-dernier épisode de la série a réuni près de 6,6 millions de téléspectateurs lors de sa première diffusion sur AMC : une grande messe nationale.

L’histoire qui devait finir en 2013 et qui a donné lieu à Spin-Off (Better Call Saul) continuera sur Netflix aux dernières nouvelles sous la forme d’un long métrage centré sur Jesse Pinkman. Seuls X-Files à l’époque avait eu droit au même traitement et avait emmené les agents Scully et Mulder jusqu’à dans les salles de cinéma.