Le Général Mac Tyer n’est pas revenu les mains vides d’Aubervilliers. Il y a deux ans, un jeune rappeur se fait repérer à Auber, il s’agit de Rémy. C’est peut-être caricaturale mais Rémy est blanc comme Eminem et comme il le dit : “Dans la rue quand t’es blanc il faut faire ta place plus qu’un autre, R.E.M.Y si je réussis je lèverais mon verre à la vôtre “. Il fait ses premières armes à Skyrock dans les Planète Rap de Hornet la Frappe et de Kaaris avec justement le freestyle “Reminem”.

Rémy occupe une place à part dans le Rap français surtout du point de vue de son style. Il existe encore aujourd’hui des rappeurs qui sont fidèles au Boom Bap comme Demi Portion, Davodka ou quelques fois Nekfeu. Mais Rémy est l’un des rares rappeurs âgés d’une vingtaine d’années, qui a repris ce style, à son compte avec un phrasé exceptionnel pour un rappeur des années 2000. C’est dans ce contexte que sort son premier opus “C’est Rémy“.

Le rappeur décroche un disque d’or sans difficulté. Passé maître dans l’art du Story Telling il donne une suite avec Rémy D’Auber“. Dans son deuxième opus, le protégé de Mac Tyer se diversifie. Sans perdre de vue son ADN Boom Bap, il s’essaie à la Trap en featuring avec Leto sur “Alibi” ou tout seul sur le titre “Repeat”. Plus qu’un exercice de style, Rémy prouve que “lui aussi il sait en faire de la Trap de m..” (Booba).

Il vient de dévoiler le 6ème extrait de son dernier album après “Motel”, “les Notes de Piano”, “Repeat” et “Alibi”. Il s’agit du titre “Olala“.  Le titre produit par Proof366Or et DsnBeats est composé d’une arpège de guitare qui berce la ballade de Rémy tout au long  du morceau. Dans le clip réalisé par l’un des maîtres artificiers de PNL, Kamerameha, le rappeur d’Auber use l’art du storytelling d’ordinaire “réservé car il ne déballe pas sa vie sur Insta”. En trois minutes vingt sept secondes, Rémy d’Auber raconte son vécu à Auber avec une certaine mélancolie autour de la Maison de la Jeunesse Jules Vallés sur lequel débute le clip. Des images ordinaires de clips se mêlent à des images réelles tournées à Auber avec une veille caméra DV que tiennent des enfants du quartier.

Olala” lorsque la réalité rejoint la fiction.