AccueilInterviewsConversation avec PKF, jeune pépite du rap français

Conversation avec PKF, jeune pépite du rap français

Aujourd’hui, @Bonjour_Roxane, rédactrice chez Rapunchline rencontre le rappeur parisien PKF. Ensemble, ils reviennent sur ses débuts, ses ambitions et surtout la sortie de son prochain projet solo. 

R : Comment te présenterais-tu, toi et ta musique, à quelqu’un qui ne te connait pas ?

PKF : Je suis PKF, un rappeur originaire du 94. Actuellement, je vis entre le 77 et le 94. Je me considère comme un artiste assez polyvalent : je peux faire de la pop, de la trap, de la techno, j’essaye d’être varié et large et d’aborder la musique et le rap de façon originale et de ne pas entrer dans « les clichés ». En gros, en tentant de trouver des thématiques qui n’ont pas encore été abordées. On essaye de faire de la bonne musique avec le peu de moyens que l’on possède. C’est le début mais ça avance bien. 

R : Quel est ton processus d’écriture ? Ton texte vient avant ou après la prod ?

PKF : En général j’écris sur la base d’une prod’. Je choisis une instru qui m’inspire une émotion et je tente de retranscrire cette émotion sur mon texte. Ça m’arrive de faire évoluer la prod, une fois le texte terminé. Ce que je fais, désormais, souvent et de plus en plus c’est de composer la prod avec un beatmaker. Ça me permet d’emmener mes idées et d’écrire directement avec eux au moment où l’instru se construit. 

R : On sent dans tes clips, que tu apportes une certaine importance à l’image/à la DA ? Penses-tu qu’un clip réussi a son importance dans le succès d’un titre ?

PKF : Avec mon équipe, on tente de ramener quelque chose de nouveau dans le monde de la musique. Dans l’image, dès mes premiers visuels, on essaye de faire parler le clip, d’emmener un oeil neuf. Même si je cache mon visage, l’esthétique est essentiel pour moi. Ça révèle l’univers d’un artiste pour capter qui il est, ce qu’il fait et le message qu’il souhaite faire passer. Donc oui, un clip réussi a son importance dans le succès d’un titre, bien sur. Et même dans le succès de l’artiste. 

R : Quel a été l’élément déclencheur pour que tu te lances dans la musique ?

PKF : Par passion. J’ai commencé à écrire pour parler car j’avais du mal à m’exprimer. Avec le temps, je me suis beaucoup améliorer, j’ai progressé. Ensuite, j’ai signé au sein du label Cillo Records. A partir de là, j’ai décidé de me lancer à fond dans la musique. Je suis jeune c’est maintenant ou jamais. 

R : Dans quel état d’esprit as tu construit ton projet ? 

PKF : Lors d’une période de ma vie qui n’était pas forcément facile. Comme une période de transition. J’ai quitté la maison familiale à 17 ans. Certains de mes titres ont été construits en plusieurs étapes dans lesquels j’ai pu m’exprimer sur des problèmes actuels. Je trouve qu’il y a une atmosphère assez sombre jusqu’à la fin du projet. J’allais mieux lorsque j’ai terminé mon EP et j’ai l’impression que l’on peut le ressentir. Ce projet est réellement une projection de la vie.

R : Pourquoi avoir intitulé ton projet, « Babylone » ? 

PKF : Je pense que cet EP était la meilleure façon de retranscrire ma vie à travers ces côtés autant magnifiques que noirs. Comme Babylone qui fut l’une des merveilles du monde avant le chaos. Le vice, l’argent, les excès en tout genre, les inégalités sont notre quotidien donc j’ai pensé qu’emmener un projet « utopique » comme celui-ci, surtout en premier projet, était évident pour moi vis à vis de ma DA, de ma vie et surtout de ma musique.

As-tu des envies de featuring pour l’avenir ?

PKF : Plutôt des artistes dans mon délire. Dans le genre new wave, nouvelle génération. Je suis très ouvert de toute façon. Le plus important est une bonne connexion entre les deux artistes.

R : Comment te sens tu à quelque jours de sa sortie ? As tu des objectifs ?

PKF : Très bien. Ça fait longtemps que l’on est sur ce projet, qu’on le prépare. J’ai hâte que les sons soient dévoilés, d’avoir des retours. On a vraiment travaillé, on est satisfait. Un peu de pression quand même mais serein. Oui, toucher un maximum de public, essayer de se faire remarquer et montrer que l’on fait quelque chose de différent. Construire une communauté pour organiser des concerts, des événements…

R : C’est quoi tes coups de coeur actuellement ?

PKF : L’album de Niro, vraiment sale. Zamdane aussi. En ce moment, je suis beaucoup dans les sons à l’ancienne. Mais honnêtement je n’écoute pas que du rap. 

R : Tu as des concerts/showcases de prévu ?

PKF : Non, on se concentre sur la production de l’EP. Je laisse le projet sortir et vivre puis on tentera d’organiser des concerts. Mais ce serait un plaisir de me produire sur scène.

R : Que peut-on te souhaiter pour la suite ? Et où peut-on te retrouver ?

PKF : Que de la réussite ! Instagram, Tiktok, Facebook, Twitter et Youtube et bientôt Snap. Je suis partout !

R : Merci PKF d’avoir pris le temps de répondre à nos questions.

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