Les temps changent ! Élu avec près de 66,6 % des suffrages à la présidentielle, après avoir malmené terriblement une Marine Le Pen hagard dans le débat de l’entre deux tours, Emmanuel Macron doit faire face à « l’enfer de l’Elysée »… Autrefois, lorsque les Présidents de «la monarchie républicaine » de la République déléguait pas mal de choses à leurs Premier Ministre, fusible utile de la cinquième République, le purgatoire était la chose du pensionnaire de Matignon. Mais Nicolas Sarkozy a depuis normalisé l’hyperprésidentialisation du régime démocratique français.                                              Le français « jamais content » (comme le dira Macron lui même lors d’un séjour à l’etranger) s’en prend donc prioritairement au Président lorsque… Bah au bout de 4 mois de mandat en général. Sarkozy dégagé par Hollande, et encore dégagé 5 ans plus tard à la Primaire des Républicains avant même de mettre un pied à l’élection, et Hollande dégagé par lui-même où plutôt par la France en cours de mandat en ont fait les frais…

Pour Macron, tout se passait pour le mieux.  Vegedream avait même ramené la Coupe du Monde à la maison. Pour un président, la Coupe du Monde rapporte quelques points non négligeables dans les sondages. Chirac a été réélu quand même ! Mais l’affaire Benalla a rappelé à la France d’en bas comme à la France d’en Haut que le népotisme n’était pas de gauche ni de droite mais que c’était juste une corollaire du mot « pouvoir ».

L’affaire Booba-Kaaris visiblement d’une importance capitale pour le pays vu le temps qui y était consacré par les médias dits traditionnels n’y changera rien. Selon certains sondages, Macron est moins populaire que Hollande à son époque. Rappelons que Hollande est le président le moins populaire de la Veme République. Il a atteint des chiffres comparables à ceux d’Edith Cresson (seule femme premier ministre en France quel symbole !).

Pendant toute la première partie de son mandat, Macron était désigné comme l’homme à abattre par la France Insoumise de Mélenchon. De droite, libérale, et européen, il prenait très cher dans les campagnes d’affichage de la gauche. Mélenchon de son côté était qualifié de « sectaire » pour son anti-européanisme de circonstance, et sa fâcheuse tendance à qualifier Macron de Président des riches. Alors lorsque les deux hommes se sont rencontrés à Marseille, on attendait le remake Booba-Kaaris version costard sous Notre Dame de La Garde. Mais comme le leader des Insoumis l’expliquera en évoquant les deux rappeurs après avoir essuyé des critiques à ce sujet (voir vidéo ci-dessous), cela ne s’est pas du tout déroulé comme on pouvait s’y attendre. Finalement, les deux hommes qui représentent deux partis que le Parti socialiste sépare dans l’hemicycle (enfin les rares survivants de l’après Hollande) se sont échangés des sourires et des politesses !

Mais pourquoi donc ? Et bien, la liste de Macron est crédité de 20 % des intentions de vote aux européennes dépassant à peine celle de Marine le Pen et son « rassemblement » national. Quant au « Méchant Loup » Mélenchon, il culmine à 14 % des voies. Donc à choisir entre la peste et le choléra, les deux hommes ont préféré l’alliance a une éventuelle défaite devant l’extrême droite… Et… ils ont eu raison ! La fin justifie parfois les moyens.

@le_z_de_ze_z #METOO je me suis pris une droite dans un aéroport. J'ai pas fait de prison ... Mais #BalancetonRappeur Mec !